Parce qu'une année vient de se terminer ... Une année riche en stress, et la mort annoncée d'une maternité.dimanche 3 janvier 2010
Nouvelle année...
Parce qu'une année vient de se terminer ... Une année riche en stress, et la mort annoncée d'une maternité.samedi 11 juillet 2009
la fin


mercredi 17 juin 2009
Trois ans



samedi 6 juin 2009
Chat va bien...





mercredi 20 mai 2009
Amie



jeudi 14 mai 2009
Grimaces
mercredi 29 avril 2009
Quatre générations
Le soleil a même fait une apparition plus soutenue, nous pemettant de laisser les blousons dans la voiture.
Autrefois,sur cette place, il y avait encore des autos tamponneuses, une chenille et des tas de stands. Aujourd'hui, il ne reste que deux manèges pour les petits et un trampoline pour les plus grands enfants. De l'occupation de la place entière, elle n'en occupe plus que le quart. Il reste aussi et fort heureuement une pêche aux canards, et une loterie, avec les deux dames habituelles à la voix nasillarde.
A peine arrivés, c'est le manège qui l'a emporté. Laura s'est précipitée, avant même que les billets soient achetés.Suivie de près par Rémy, un peu hésitant quand même. Le choix est vite fait, c'est la moto qui a la primeur. Laura conduit, Rémy dans le side-car. Le manège démarre enfin... Si au début tout se passe bien, rapidement, Laura se met à pleurer. De plus en plus fort, elle semble inconsolable. Rémy n'est pas perturbé par le chagrin de sa soeur et profite du vent et de la vitesse en riant. Le manège ne semble plus vouloir s'arrêter, et pourtant ma puce pleure toutes les larmes de son corps. Enfin, le tour se termine, et on ne saura pas vraiment ce qui l'a effrayé.Toujours est il qu'elle ne veut plus remonter. Rémy change de manège au gré des tours : un bus, puis une auto, puis un engin volant, un hélicoptère.
Quentin a essayé quant à lui le trampoline, mais il a le rebond peu facile. Suspendu en l'air par le baudrier, ce n'est finalement pas vraiment sa tasse de thé.
Il se rabat donc sur le manège des petits. Encore un peu petit pour pouvoir monter et un peu grand pour montrer son plaisir. Il attrape même le ponpon ! Entre temps, nana a attrapé moults canards multicolors, a gagné des bulles à souffler et un ballon en forme de grosminet, qui viendra complèter la panoplie de jouets en tous genres de la maison.
Public averti, nous nous sommes assises pour regarder les deux garçons tournoyer. Quatre générations de femmes côte à côte. Quasiment 170 ans de vie réunie ! J'étais déjà très fière, enfant, quand on était toutes les 3, mais alors avec ma nana en plus, quel bonheur !
Les garçons ont fini par se lasser. Assez de vent, assez de vitesse. C'est sans un cri, ni un caprice que nous avons quitté cette petite fête. Là dans la voiture, sur le chemin de la maison, Laura et Rémy se sont endormis... le pouce dans la bouche.Nul doute qu'ils étaient encore sur des manèges.. mais en rêve cette fois !
lundi 27 avril 2009
Pâques
vendredi 3 avril 2009
trop tôt


Sitôt arrivés, on les laisse entrer. Ils sont ébahis devant ce tout petit. Intimidés par les blouses blanches qui virevoltent autour de lui. Le papa filme leurs premiers regards, ils sont si attendrissants. J'aimerai tant qu'ils puissent le prendre dans leurs bras, l'arracher à ses fils et que ce soit sur le ventre de la maman qu'il le voie pour la première fois. Ce n'est pas possible, je le sais bien, alors on les laisse entre hommes, tous les 4, un semblant d'intimité, un moment volé, on recule à pas feutrés dans le couloir.
La maman va bien, un peu secouée, un peu fatiguée. Cela ne fait encore pas deux heures qu'elle a accouché. Mais je vois bien qu'elle meure d'envie d'être auprès de ses garçons. Alors faisant fi des protocoles, je l'aide à se lever, et en fauteuil roulant je vais l'accompagner vers son bébé, et sa tribu au complet. Je les laisse savourer, créer ce lien si ténu avant le grand départ, dans une autre ville, plus loin, dans un lieu moins accessible pour eux 6. Comme par enchantement, la respiration du petit se fait plus calmement, il a même ouvert un oeil, en entendant ses grands frères chuchoter. Le pédiatre en serait presque stupéfait. Pas moi. Je sais. Je sais que ce bébé a senti ses frères, son papa et sa maman auprès de lui. Je sais que tout ce stress qu'on lui a infligé alors depuis sa naissance s'est enfin un peu estompé. Et que du coup, littéralement, il peut respirer. Mais c'est de courte durée, bien sûr. Il est encore trop faible, et il lui faut encore de l'oxygène, un petit peu.
Le SMUR pédiatrique arrive alors. Les plus grands s'eclipsent. Et la maman reste un temps; à moitié rassurée. Puis je la raccompagne en salle d'accouchement. Il faut qu'ils préparent tout- petit à son transfert.
Je sors moi aussi, et le pédiatre s'en va. Je les laisse travailler tranquillement, je sais l'infirmière très douce et expérimentée avec ces petits nés trop tôt.
Ils restent longtemps. Il faut du temps et de la patience pour manipuler tout-petit.
Puis, le docteur pédiatre spécialiste va voir la maman. Il lui explique à quoi elle doit s'attendre, la rassurer aussi, car tout petit n'est pas si petit. Puis à ma grande surprise , il l'a fait revenir dans la salle des bébés. Pour une longue et magnifique séance de peau à peau. Pas deux secondes volées, non, un long moment où les deux se retrouvent et peuvent enfin se toucher, se sentir, se contempler. Malgré tous les fils, malgré la perfusion, c'est possible. On sent bien que le médecin et la puericultrice ont le temps. Enfin, ils le prennent le temps, ce temps si important , ce temps manqué à la sortie de bébé, ce temps merveilleux, qui m'émeut, me met les larmes aux yeux.

Je retourne à mes papiers.
Et c'est enfin le moment du départ. Tout-petit est installé dans la couveuse de transport. Sa maman lui touche une dernière fois la main, le coeur en mille morceaux. Cette maman si zen et courageuse est complètement dévastée par le départ de son bébé. Je suis triste moi aussi, je pense savoir ce qu'elle ressent, on essaie de rendre la séparation moins dure; mais c'est inéluctable. On suit son bébé jusqu'à l'ambulance. On attend que les portes se referment et qu'ils démarrent, enfin, emportant tout-petit loin de sa maman, des siens, pour quelque temps.
Je raccompagne la maman dans sa chambre, l'aide à s'installer dans son lit. Elle se met à pleurer, librement. C'est trop dur de voir son bébé partir ainsi, loin. C'est trop dur de ne pas pouvoir aussi l'allaiter, comme les grands frères, là tout de suite. C'est vraiment trop dur. C'est un coeur de maman brisé, et je suis de nouveau moi aussi aux bords des larmes. Je la rassure et déjà lui propose de tirer son lait. Pour stimuler, pour collecter le précieux brevage dont son bébé a encore plus besoin que les autres bébés. Elle acepte bien sûr. Elle sait que c'est la seule chose qui la rapproche tant de son bébé. Je lui promets le tire-lait plus tard, dans la soirée, pour l'instant elle doit se reposer. Reprendre des forces pour aller le retrouver, dès que ce sera possible.
Tout petit sera bien arrivé, et aura bien récupéré. Aujourd'hui, date de l'article, j'ai su par son papa que le grand jour est arrivé. Il va pouvoir rentrer chez lui, retrouver son doux et chaud foyer, bien entouré, 3 semaines après avoir quitté le ventre de sa maman. Après reflexion, la sortie du ventre de maman était question de survie. La placenta, envoyé en analyse a livré son secret : Si le travail ne s'était pas déclenché, tout-petit ne serait certainement pas là, le placenta s'est abîmé, et aurait fini par se décoller.
mardi 24 mars 2009
Petitou
8h30 : J'ai mal dormi. Un rhume commence tout jeust à apparaître. mal aux sinus, le nez à moitié bouché, je me prépare à travailler.Rémy, le lendemain de sa naissance, à la maison.
samedi 21 mars 2009
Mélancolie


samedi 14 mars 2009
Peinture
Les pinceaux n'ont bientôt plus suffi... A pleines mains, c'est beaucoup plus rapide et pratique. Le mélange des couleurs est encore plus beau et intense . Laura n'a pas mis longtemps pour se faire de la peinture une véritable crème pour les mains.
Rémy,lui, a eu un brin d'hésitation. Qu'est-ce donc que cette matière gluante, colorée de surcroit ? Mais les doute a été de courte durée. Il a trempé, en homme prudent un doigt, puis l'a essuyé sur la feuille, en me jetant furtivement un regard pour voir si je n'allais pas le gronder. Devant mon approbation de maman gaga " oh oui, c'est bien mon Rémy, vas-y... Quel beau dessin !"il s'est laissé aller à y tremper toute la main, puis la deuxième...pour finalement être très fier du résultat.
Mes deux loulou se sont bien amusés. Et moi aussi, je dois bien l'avouer.
Avec bonheur, il n'y a eu aucun débordement. Aucun dommage constaté. Aucune trace sur les murs, ni le sol. Seulement les journaux protecteurs à jeter.
Vais-je me réconcilier avec la peinture ?
C'est décidé : la prochaine fois, je les laisse faire de la pâte à modeler !
mardi 10 mars 2009
le canapé violet
Alors on va encore le garder, le recouvrir quand il y a des invités, histoire de le cacher. Et les loulous pourront encore sauter, ou bien s'y reposer. Rien de tel qu'un vieux canapé où l'on peut s'enfoncer.Un canapé que l'on n' a plus peur de cabosser, d'abimer. Un canapé sur lequel on peut manger sans avoir peur de tacher. Un canapé où finalement tout est permis, sans avoir peur de devoir se fâcher, et disputer.
Il va encore avoir quelques belles années, notre canapé.
Il faut en profiter.
samedi 7 mars 2009
Et tombe la neige...
jeudi 26 février 2009
Petites gouttes d'eau salées...
De la violence, de l'injustice ou de l'insupportable.

Les larmes peuvent alors s'arrêter de couler.
Voilà le temps du Câlin . Du réconfort, de la tendresse et des bisous sur les petites joues mouillées.
Les joues enfin séchées, le chagrin oublié, on peut recommencer, à rire, s'amuser et se chamailler.
Parfois pour longtemps, parfois non.
Et les petites larmes reviendront encore et toujours témoins de la tristesse.
Pour émouvoir le coeur de maman, et lui faire ouvrir ses bras pour un câlin, évidemment.

